A quoi sert l'iode (symbole = I) ?- indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde car l'iode entre dans la composition des hormones thyroïdiennes
- développement intellectuel
- différenciation des tissus, croissance
- fertilité
- thermogenèse
- rythme cardiaque
- métabolismes des glucides et des lipides
Quelles sont les sources d'iode ?Les océans sont le réservoir d'iode de la Terre. Tous les produits de la mer sont donc des sources d'iode : le sel de mer, les poissons, les coquillages, les crustacés, les algues. Les aliments marins sont une source stable d'iode, avec une teneur en iode de 80 à 150 µg pour 100 g du produit comestible. Les végétaux sont plus ou moins riches en iode. Leur teneur en iode dépend des conditions géographiques, climatiques et géologiques des sols de culture. Parmi les végétaux riches en iode, on peut citer l'ail, l'oignon, les haricots verts, les navets, les poireaux, les radis et les fruits secs. Toutefois leur teneur en iode reste toujours très inférieure à celle des produits de la mer. Le sel (de table) iodé est une source complémentaire d'iode non négligeable dans les régions où les sols sont pauvres en iode, mais pas toujours suffisante pour assurer une prévention efficace, en raison d'un enrichissement en iodures trop faible (10 à 15 mg par kilo de sel). L'enrichissement en iode du sel de qualité alimentaire destiné aux particuliers et aux industries agroalimentaires recommandé par le groupe de travail mixte du CSHPF et de la CEDAP est en moyenne de l'ordre de 17,5 mg d'iodures par kilo de sel. Les aliments de fabrication industrielle contiennent des ajouts d'iode difficiles à quantifier, mais qui ont contribué au cours des dernières décennies, à faire régresser le nombre de carences en iode dans les régions éloignées de la mer. En France, les laitages, les produits céréaliers et les oeufs couvrent une part importante des besoins en iode chez les enfants et les jeunes adolescents. Ce qu'il faut savoir d'autre...
Les hormones thyroïdiennes, la tri-iodothyronine (T3) et la tétra-iodothyronine (ou thyroxine, T4) contiennent de l'iode qui doit impérativement être fournie par l'alimentation. Lorsque l'apport en iode est trop faible, la glande thyroïde s'hypertrophie : c'est le goitre thyroïdien. La carence en iode est l'une des 4 carences nutritionnelles majeures dont souffre un quart de l'humanité. Le taux d'iode présente dans le sang est l'iodémie. Mais c'est l'iodurie (= taux d'iode urinaire) qui est utilisée comme critère de diagnostic des carences en iode. Une iodurie supérieure à 100 µg par litre témoigne d'une couverture adéquate des besoins en iode. La France fait partie des pays Européens affectés par la carence iodée, dont les foyers résiduels sont les Pyrénées, les Landes, le Massif central, la Franche-Comté et l'Alsace. Dans ces régions, l'iodurie est de l'ordre de 60 à 70 µg par litre. Dans les régions où le déficit en iode est marqué, la carence iodée donne lieu à une débilité mentale irréversible appelée crétinisme endémique. On parle de goitre endémique lorsque celui-ci affecte 10% d'une population. Les apports conseillés en iode en Europe et aux Etats-Unis (où l'environnement iodé est supérieur à celui de l'Europe), sont les suivants : |